Pour une raison inconnue les photos d'hier ont disparu, les revoilà donc...
...on s'étire tranquillement après 7 mois d'engourdissement.
Ceci n'a rien à voir avec M. Saganash, mais un peu quand même - il était là. C'était à Kitcisakik, une réserve algonquine au sud de Val-d'Or. J'ai rencontré là une jeune femme, Véronique, 29 ans, qui, apprenant que j'étais journaliste, m'a demandé si j'oserais raconter ce que je voyais. Cette misère, ce délabrement? Elle m'a traîné chez elle, ou presque.
Il y avait un pot sur la galerie, une sorte de vase: ça, me dit-elle, c'est le pot dans lequel mes enfants et moi faisons pipi la nuit. On n'a pas de toilettes. On n'a pas de toilettes parce qu'on n'a pas l'eau. Passé la galerie, on entre dans la pièce unique où elle vit avec ses quatre garçons. Deux matelas roulés contre le mur du fond pour les deux plus vieux. De l'autre côté d'un semblant de cloison, un lit à barreaux pour le bébé, et le lit où elle dort avec l'avant-dernier, qui a 3 ans. Un réchaud au propane à deux brûleurs pour faire à manger. Une truie pour chauffer. Un frigo et une télé alimentés par une génératrice.
C'est le lot de presque toutes les maisons de notre communauté, me dit-elle. Et encore, moi, j'ai un frigo. Prenez mon adresse. Nous sommes au 44 de la rue... Elle commence à épeler le nom de sa rue en algonquin, s'arrête: c'est plus simple en français. En français, c'est la rue du Barrage. J'habite au 44, rue du Barrage. Devinez pourquoi la rue du Barrage, monsieur le journaliste? Parce qu'au bout de la rue, il y a un barrage. Vous le voyez? C'est le barrage.
Un barrage, c'est pas hydroélectrique? Ça ne donne pas de l'électricité? Pourquoi les maisons n'ont-elles pas l'électricité?
Amusant aussi, le grand chef de ce village algonquin est une femme. Elle n'était pas là. Elle était à Val-d'Or pour faire son lavage. Cent soixante-six kilomètres aller-retour.
On parlait de ça dans l'auto, en revenant, avec M. Saganash. C'était dimanche, il n'était pas encore député. Il l'est, maintenant.
Extrait de l'article de Foglia de samedi: http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201105/07/01-4397151-un-beau-monsieur.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_opinions_377155_accueil_ECRAN1POS1
Oui P. je sais, vous a Rosemont dans les années 30 vous aviez de l'eau un frigo et des chiottes mais tu vois, même au Québec en 2011, il y en a qui n'en ont pas.
Petit tour au "jardin" pour zyeuter les fougères, la première est mangeable et très bonne (comptez une trentaine de crosses par personne) avec une petite gousse d'ail et une échalote, quant aux deux autres...
...mieux vaut s'abstenir !

J'aime bien l'air innocent de la dernière...oui je l'ai un peu aidé quand même !
Il y a bien longtemps, en cherchant dans les cartons à dessins des Bouquinistes, j'avais trouvé ce dessin à la mine ou à la craie noir avec quelques rehauts à la craie blanche. Beau petit coup de crayon.
...et le plaisir d'apprendre un nouveau mot.
Bon, je sais, il y en a qui vont dire que les Français sont méchants (n'est-ce pas P.) mais quand j'ai vu cet épisode ce matin il m'est revenu une petite comptine (chantée dans les maternelles bien sûr !) dont voici les paroles...pour l'air, certains s'en souviendront.
Grosse journée aujourd'hui qui a commencé dans la brume, lointaine certes, mais c'est par là que nous allions...vers Montréal...et là, et bien pas de photos, de la brume à couper au couteau, pas moyen de voir le haut d'un immeuble de 5 étages...
...mais 7 heures plus tard...voila de beaux nuages et une occasion de faire quelques photos...
...celle ci à peu prés normale (faut recadrer à cause des putains de poteaux et autres merdes du genre), mais quel beau choux-fleur !
Bon d'accord, un peu foncé mais ça me rappelait le tableau de Arnold Böcklin "L'île des morts"...
Et puis merde je fais ce que je veux avec mes photos...
...mais l'avion fait vraiment chier !
J'essaierai de le gommer, mais pas ce soir, à franchement parler j'en ai plein le cul, bonsoir et bonne nuit.